4 pilotes de l’aéroclub Henri Guillaumet intègrent le programme des cadets Air France !

Ce mois de mars, l’aéroclub Henri Guillaumet a fêté une bonne nouvelle, avec l’entrée en formation de deux nouveaux membres au sein du très exclusif et sélectif programme des cadets Air France. Camille et Rayane, qui font désormais partie du cru 2025, rejoignent Félix et Valentin, ayant déjà réussi les sélections des cadets Air France en 2023 et 2024 respectivement.
L’aéroclub Henri Guillaumet est fier de la réussite de ses membres, et d’avoir contribué à la formation de futur.e.s pilotes Air France. On s’est assis avec Félix Mongaillard, Valentin Rault, Camille Poujouly et Rayane Sebban pour discuter de leur parcours chez Henri Guillaumet jusqu’au programme cadets.
Le programme cadets Air France, c’est quoi ?
Créée à l’origine en 1999, la filière des cadets Air France est un programme de formation intégrée, en 2 ans, financé entièrement par la compagnie aérienne nationale française. Avec un processus de sélection exigeant en 3 phases, ce programme offre la possibilité aux passionnés d’aviation de se former au métier de pilote de ligne, avec bien évidemment une place en cockpit au sein d’Air France (ou Transavia) en cas de formation réussie.
Si le programme cadets a fermé en 2009, cette voie d’entrée alternative à la filière pro a été rouverte en 2018 pour pallier au manque de pilotes avec la croissance du trafic aérien et les départs à la retraite. Cette reprise a malheureusement été de courte durée, la pandémie du Covid-19 venant brusquement enrayer le trafic aérien mondial en 2020, fermant au passage le programme. Mais la crise passée, les sélections des cadets Air France ont à nouveau accueilli des candidats dès 2023. En moyenne, 80 à 100 élèves intègrent la formation, sur plusieurs milliers d’aspirants pilotes.
Et depuis cette reprise en 2023, chaque année a vu un.e membre de l’aéroclub Henri Guillaumet obtenir cet élusif ticket d’or ! Félix lors de la session 2023, Valentin sur la session 2024, et désormais Camille et Rayane lors de l’édition 2025.
Comment l’aéroclub Henri Guillaumet a aidé ses membres à réussir les sélections des cadets Air France ?
Vous l’aurez compris, la formation des cadets Air France est donc très sélective. 4 membres d’un même aéroclub qui réussissent l’exploit d’intégrer le programme n’est pas anodin. Nous avons demandé à Félix, Valentin, Camille et Rayane comment leur formation chez Henri Guillaumet les a aidés à rejoindre Air France.

Pour Camille, cela commence dès l’atmosphère ouverte de l’aéroclub, et le parcours atypique des instructeurs. “Avoir des instructeurs avec un parcours varié, qui sont aussi en modulaire, c’est rassurant quand on compare à son propre parcours”, assure-t-elle. Camille, qui a fait des études en droit avant de renouer avec sa passion aéronautique, a vu en ses instructeurs la faisabilité d’un parcours professionnel en aviation même avec une expérience professionnelle passée complètement différente. Elle débute sa formation avec Air France ce printemps.
Le parcours professionnel des instructeurs a aussi été une aide pour Félix et Valentin, ce dernier affirmant que “pouvoir parler avec des pilotes qui sont actuellement en ligne, et qui ont passé des entretiens de sélection en compagnie, c’est une grande aide”.
Cette connaissance réelle du métier de pilote de ligne et des exigences des compagnies offre aussi la possibilité d’avoir une “formation axée sur les ambitions de l’élève, où l’instructeur projette une rigueur et partage des compléments plus poussés pour les élèves qui envisagent un parcours pro”, souligne Rayane.
“Voler avec d’autres élèves qui ont aussi une vocation pro, c’est aussi une super opportunité pendant la période du mûrissement”, ajoute Valentin, qui avait fait des études en gestion et finance puis fait carrière dans le domaine, avant de revenir à sa passion aéronautique et intégrer les cadets à sa deuxième tentative. Valentin est déjà copilote chez Transavia, sur Boeing 737, à l’issue de sa formation aux cadets Air France.

En parlant d’expérience de vol, Félix nuance que “même si le programme cadets est ouvert aux candidats avec 0 heures de vol, avoir déjà volé en aéroclub est un vrai plus”. Et notamment “à Henri Guillaumet, où on travaille les exercices de façon rigoureuse, et plus généralement à Lognes, où les nombreuses procédures doivent être respectées”, précise Félix, qui a intégré les cadets Air France directement après une première année en classe préparatoire scientifique. Aujourd’hui, il est copilote chez Air France, sur Airbus A220.
Félix, le premier des 4 à avoir intégré le programme cadets, a ensuite été une aide dans la réussite de Valentin, et eux deux ont ensuite été capables de répondre aux interrogations de Camille et Rayane. “Pouvoir poser des questions et s’entraîner avec d’autres membres de l’aéroclub est vraiment un avantage”, confirme Valentin.
L’aide des membres a été essentielle pour les quatre cadets, mais aussi et surtout celle des instructeurs. L’assistance de Bernard Tarkali, instructeur et correspondant prévention-sécurité, a été particulièrement bénéfique à nos futurs pilotes Air France, notamment sur les dernières épreuves de Rayane et Camille. Camille salue “son implication 48 heures avant les PSY2, sa grande aide avec mon oral de présentation”. Mais aussi bien entendu “tous les instructeurs au long de ma formation, comme Lotfi (Mezdari), qui m’a poussé et s’est impliqué pour que je finisse mon PPL”.

Une pensée partagée par ses 3 futurs collègues, comme Rayane, qui intègre les cadets après une trentaine d’heures de vol lorsqu’il était adolescent, puis une carrière en conseil en stratégie à la suite d’une école d’ingénieur : “tous nos instructeurs nous ont permis d’avoir une formation PPL de qualité, carrée et rigoureuse, qui prépare à l’exigence des concours”. Avant de conclure “la formation à Henri Guillaumet, l’aide des instructeurs, les membres… chaque élément a joué un rôle, et c’est tout l’ensemble qui m’a permis de réussir !”
Un conseil de nos cadets pour les aspirants cadets ?
La parole à nos 4 futur.e.s pilotes de ligne pour un mot de la fin !
Camille :
“Même si c’est dur pour l’ego, il faut vraiment se concentrer sur ses faiblesses et les travailler. À un moment, même les exercices qu’on pense ne jamais réussir à comprendre, il y a un déclic. Je me rappelle exactement de où j’étais lorsque j’ai enfin eu le déclic pour les exercices PSY1 !”
Rayane :
“S’entraîner dans des conditions pas optimales, ça aide à simuler le stress du jour J et ça travaille la concentration. En voyage, sur la plage, dans des bus… j’ai préparé mes tests psychotechniques dans plein d’endroits variés. Et le plus important pour les PSY2, c’est de ne pas oublier de rester normal et naturel.”

Valentin :
“Les cadets, c’est un parcours qui demande beaucoup d’investissement personnel et d’introspection. Mais après les sélections, tout va très vite : la formation, la QT (qualification type avion), et on est en ligne !”
Félix :
“Le meilleur avec la cohésion entre membres que l’on a à Henri Guillaumet, c’est que l’on prendra plaisir à se retrouver en ligne dans le même cockpit !”